Pourquoi faisons-nous la queue pour le dernier iPhone ? Devina Mehra explique l’instinct tribal derrière l’iPhone, le luxe et l’investissement FOMO

Pourquoi les consommateurs sont-ils prêts à faire la queue pendant des heures, à dépenser beaucoup ou même à contracter des emprunts pour acheter le dernier iPhone alors que le nouveau modèle n’offre que des améliorations progressives ? Devina Mehra, fondatrice et directrice générale de First Global, affirme que la réponse a peut-être moins à voir avec la technologie qu’avec un instinct profondément ancré dans le cerveau humain.

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Il ne s’agit pas vraiment de l’iPhone

Dans un commentaire récent, Mehra s’est demandé pourquoi les gens se précipitent pour acheter le dernier iPhone et pourquoi les sacs à main de luxe peuvent avoir des listes d’attente. Elle a fait valoir que le comportement ne consiste pas simplement à être attiré par des « objets brillants et brillants ». Au contraire, cela reflète le désir humain d’appartenir à une tribu.

Selon Mehra, cet instinct remonte aux débuts de l’évolution humaine, lorsque la survie était étroitement liée à l’appartenance à un groupe. L’appartenance à une tribu offre une protection et améliore les chances de survie, tandis que l’exclusion peut avoir de graves conséquences.

L’instinct tribal

Ce câblage évolutif, dit-elle, continue d’influencer le comportement moderne, même si la nature de la « tribu » a changé.

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Aujourd’hui, la tribu peut être un cercle social, un groupe professionnel ou un style de vie particulier. Posséder le dernier iPhone, porter un sac à main de luxe ou utiliser une marque particulière peut devenir un moyen de signaler qu’une personne appartient à un groupe particulier.

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Mehra a souligné que cela explique pourquoi la fonctionnalité à elle seule ne peut pas expliquer certains choix des consommateurs. Un smartphone plus récent ne change peut-être pas radicalement ce qu’une personne peut faire, mais le posséder peut donner un sentiment d’identification à un groupe souhaité.

Des files d’attente iPhone à l’investissement FOMO

Le même modèle de comportement, a-t-elle déclaré, s’étend au-delà de la consommation et s’étend à l’investissement.

Sur les marchés financiers, les investisseurs peuvent se sentir obligés de suivre la foule lorsqu’un actif, un secteur ou un thème d’investissement particulier devient populaire. Si « tout le monde » semble gagner de l’argent dans un domaine particulier, rester à l’écart peut créer une peur intense de passer à côté, ou FOMO.

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Il s’agit essentiellement de l’effet d’entraînement – ​​la tendance à suivre ce que font les autres, en partie parce que le fait d’être en dehors du groupe peut être inconfortable.

Pourquoi comprendre nos préjugés n’est peut-être pas suffisant

Savoir que ces biais existent ne les fait pas forcément disparaître. Mehra cite le psychologue et lauréat du prix Nobel Daniel Kahneman, qui a passé sa vie à étudier les biais cognitifs mais a reconnu que toutes ses recherches avaient à peine modifié sa propre prise de décision.

La raison, affirme-t-elle, est que ces tendances ne sont pas des habitudes récentes qui peuvent simplement être désappris. Ils sont intégrés aux humains au cours de milliers d’années d’évolution, alors que rester avec la tribu pourrait déterminer si un individu a survécu et s’est reproduit.

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Mehra décrit l’évolution comme un « hacker » : elle ne cherche pas à optimiser le comportement humain, mais s’appuie sur des raccourcis suffisamment efficaces pour assurer la survie et transmettre les gènes à la génération suivante.

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Cela laisse aux humains modernes des instincts conçus pour un monde très différent. La même impulsion qui encourageait autrefois nos ancêtres à rester avec la tribu peut aujourd’hui se manifester dans la file d’attente d’un iPhone, le désir d’un sac de luxe ou la ruée vers une tendance d’investissement parce que tout le monde semble gagner de l’argent.

Et reconnaître cet instinct ne suffit peut-être pas pour y échapper. Les produits et les marchés ont radicalement changé ; Le cerveau qui y répond, suggère l’argument de Mehra, a beaucoup moins changé.