Budget de l'Union 2024 : Après que le budget intérimaire 2024 n'ait fait aucune annonce majeure sur les impôts et la classe moyenne, il se murmure que la ministre des Finances Nirmala Sitharaman pourrait offrir un soulagement significatif à la classe moyenne et à la classe salariée pour la première fois en sept ans. La ministre des Finances Sitharaman présentera son septième budget consécutif le 23 juillet 2024.
Un allègement fiscal important peut non seulement accroître la consommation pour la classe moyenne et les salariés, mais aussi pour les entreprises de la classe moyenne et des classes moyennes. Le directeur général de Marico Ltd, Saugata Gupta, a déclaré vendredi que l'allègement fiscal pour la classe moyenne et les salariés dans le prochain budget de l'Union renforcerait le pouvoir d'achat et servirait de catalyseur pour accroître les habitudes de consommation.
Il a ajouté que les principales attentes du budget complet de 2024-25 incluent une attention continue au développement rural par le biais d'investissements dans les infrastructures et l'emploi, en renforçant les activités agricoles pour améliorer les revenus ruraux.
« Les allègements fiscaux pour les classes moyennes et les salariés non seulement amélioreront le pouvoir d'achat mais serviront également de catalyseur pour accroître les habitudes de consommation. Le soutien du gouvernement pendant la période critique de la mousson est crucial pour stabiliser les économies rurales et garantir aux agriculteurs l'accès aux ressources essentielles », a déclaré Gupta.
Le budget 2024-2025 contient plusieurs mesures visant à aider la classe moyenne. Ces mesures comprennent :
> Augmentation de la déduction standard : Il est prévu qu’il y aura une augmentation du montant de la déduction standard, ce qui soulagera les contribuables de la classe moyenne.
> Restructuration potentielle des tranches d’impôt : Il pourrait y avoir une réévaluation des tranches d’impôt sur le revenu afin de garantir une structure fiscale plus juste et plus équilibrée pour la classe moyenne.
> Prestations de retraite garanties dans le cadre du régime NPS : Le budget devrait introduire des dispositions visant à assurer une retraite sûre et garantie aux personnes inscrites au Système national de retraite (NPS).
> Incitations dans le nouveau régime fiscal : Des incitations supplémentaires devraient être intégrées au nouveau système fiscal pour renforcer son attrait et encourager le respect des obligations fiscales par les contribuables.
> Soutien aux acquéreurs de logements de la classe moyenne : les programmes visant à faciliter l’accession à la propriété pour la classe moyenne devraient bénéficier d’un coup de pouce significatif, favorisant ainsi des options de logement abordables pour ce segment de la population.
Pourquoi la classe moyenne a besoin d’allègements fiscaux
1. Plus d'argent liquide disponible
La proposition d'augmentation substantielle des taux de déduction standard et des limites de déduction dans différentes catégories, ainsi qu'une extension des tranches d'imposition, ne vise pas à entraver la génération de recettes du gouvernement, mais plutôt à répondre au besoin urgent d'alléger le fardeau financier de la population.
Il est essentiel de reconnaître que la plupart des plafonds actuels sont inchangés depuis plusieurs années, voire plus. Le relèvement de ces seuils offrirait une aide essentielle à la classe moyenne, en favorisant l’épargne et les investissements pour son avenir et en favorisant une plus grande stabilité économique en Inde.
Il est impératif que le gouvernement reconnaisse que la structure actuelle de l’impôt sur le revenu ne parvient pas à suivre le rythme de l’inflation et de la hausse du coût de la vie, et les ajustements budgétaires doivent refléter cette réalité.
2. Soins de santé
Depuis la pandémie, les individus sont de plus en plus conscients de leur santé, ce qui s'est accompagné d'une augmentation visible des coûts de traitement. Cette augmentation a, à son tour, accru la demande d'assurance maladie. Les dépenses médicales ont atteint un nouveau sommet pour les personnes de tous âges, et la sensibilisation à la nécessité d'une couverture d'assurance est également en hausse. Cela s'inscrit dans la mission de l'IRDAI de parvenir à « une assurance pour tous » d'ici 2047.
Il convient de noter qu’au cours de l’exercice 2019-20 à 2022-23, les primes d’assurance maladie gérées par les assureurs généraux et les assureurs maladie ont connu un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 20,8 %, dépassant les 18,6 % enregistrés au cours de la période 2016-2017 à 2019-20.
Les primes des polices d'assurance maladie, notamment celles couvrant les maladies graves, restent particulièrement élevées. Pour remédier à ce problème, plusieurs propositions ont été avancées. Parmi celles-ci, on peut citer :
(a) Réduction de la taxe sur les produits et services (TPS) sur les primes d’assurance maladie.
b) Augmentation du seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu pour les primes versées.
(c) Introduction d'un système de « bonus sans sinistre » qui récompense les assurés qui ne déposent aucune réclamation au cours d'une année donnée. »
3. Les seniors et la fiscalité
L’un des problèmes majeurs qui touche les personnes âgées est la fiscalité des fonds de retraite et des pensions. Actuellement, l’État impose les revenus de l’épargne-retraite des personnes âgées qui n’ont pas de régime de retraite. Cela pose un sérieux problème financier pour de nombreuses personnes âgées dont la seule source de revenus est leur fonds de retraite autogéré. Il est impératif que le budget envisage d’exonérer d’impôt les revenus des fonds de retraite afin d’apporter un soulagement bien nécessaire aux personnes âgées.
De plus, les avantages fiscaux existants pour les aînés sont limités à deux catégories : les personnes âgées de 60 à 80 ans et les super seniors de plus de 80 ans. Pour répondre aux difficultés financières rencontrées par les personnes âgées, le budget pourrait introduire une approche plus nuancée, en offrant des avantages fiscaux progressifs à 65, 70 et 75 ans.