Alors que les entreprises préparent leur stratégie RH pour l’année fiscale 2027, les experts affirment que les augmentations salariales annuelles ne suffisent plus à elles seules à améliorer le bien-être des employés. Face à l’augmentation du coût de la vie, du fardeau de la dette et du stress financier qui affectent la productivité sur le lieu de travail, les organisations sont invitées à aller au-delà des politiques axées sur la rémunération et à adopter des programmes structurés de bien-être financier.
Kumar Binit, PDG d’airpay money, estime que le bien-être financier est en train de devenir une priorité commerciale plutôt qu’un simple avantage pour les employés. Selon lui, l’attention devrait passer du montant des salaires des employés à l’efficacité avec laquelle ils gèrent leurs finances.
Le salaire à lui seul ne peut pas résoudre le stress financier
Pour la plupart des entreprises, les discussions autour du bien-être des employés se limitent en grande partie aux cycles annuels d’évaluation et de rémunération. Même si les augmentations de salaire apportent un soulagement temporaire, elles ne parviennent souvent pas à répondre aux pressions financières persistantes telles que les EMI, le loyer, les dépenses d’éducation, les coûts des soins de santé et les responsabilités familiales.
Binit soutient que les employés ayant des salaires similaires peuvent bénéficier de niveaux de sécurité financière très différents en fonction de leur planification financière et de leur accès à une aide.
En conséquence, les organisations doivent se poser des questions plus larges, au-delà des augmentations de salaire, notamment pour savoir si les employés comprennent leur structure de rémunération, utilisent efficacement les avantages sociaux disponibles et ont accès à des conseils financiers crédibles.
Le stress financier affecte la productivité
Des recherches récentes mettent en évidence l’ampleur du défi.
Une étude mondiale de 2025 a révélé que :
Indicateur de stress financier Part des salariés
Employés confrontés à un stress financier 55%
Incapable de faire face confortablement aux dépenses mensuelles 14%
Il ne reste que peu ou pas d’argent après les dépenses mensuelles 42 %
L’impact est particulièrement grave parmi les jeunes salariés.
Selon l’étude :
85 % des employés de la génération Z déclarent que le stress financier affecte leur santé mentale.
71 % signalent une baisse de productivité en raison de problèmes financiers.
Les experts affirment que ces résultats ont des implications importantes pour les employeurs, car la génération Z devrait représenter une part croissante de la main-d’œuvre indienne au cours de la prochaine décennie.
Au-delà de l’indemnisation
Au lieu de se concentrer uniquement sur les augmentations annuelles, les entreprises sont de plus en plus encouragées à créer des écosystèmes de bien-être financier autour de la rémunération des employés.
Ceux-ci peuvent inclure :
Éducation financière et soutien-conseil
Outils de gestion de trésorerie et de dette
Accès responsable au salaire gagné en cas d’urgence
Des systèmes de remboursement plus rapides
Plateformes numériques intégrées combinant des informations sur les salaires, les avantages sociaux et l’épargne
Selon Binit, les employés devraient pouvoir accéder au salaire, aux remboursements, aux avantages sociaux et aux ressources financières via une seule interface plutôt que de naviguer sur plusieurs portails.
Il prévient également que l’accès aux salaires gagnés devrait inclure des garanties appropriées pour éviter une dépendance excessive à l’égard de retraits anticipés de salaire.
Une stratégie commerciale
Le bien-être financier est de plus en plus considéré comme un investissement stratégique plutôt que comme un programme d’engagement des employés.
Des niveaux élevés de stress financier peuvent contribuer à une baisse de productivité, à un désengagement et à une attrition plus élevée. Le remplacement d’employés implique souvent des coûts d’embauche, d’intégration et de formation importants, ce qui fait de la fidélisation un objectif commercial important.
Binit soutient que les employeurs ne sont pas responsables de la gestion des finances personnelles des employés. Cependant, les organisations peuvent créer des systèmes qui facilitent un comportement financier responsable grâce à un meilleur accès aux informations, aux outils et au soutien.