L’assurance-vie concerne désormais la retraite, l’épargne, et pas seulement la couverture décès, déclare Kamlesh Rao d’IAC-Life

En Inde, l’assurance-vie est de plus en plus utilisée pour les revenus de retraite, l’épargne et la sécurité financière plutôt que pour la seule protection en cas de décès, avec plus de 92 % des versements allant désormais aux assurés au cours de leur vie, selon Kamlesh Rao, président du Comité de sensibilisation à l’assurance (IAC-Life).

Dans une interaction avec Affaires aujourd’huiRao a parlé de l’évolution du comportement des consommateurs, de la faible pénétration de l’assurance temporaire, de l’augmentation des versements à l’échéance et de la nécessité de repositionner l’assurance-vie en tant qu’outil de planification financière à long terme. Il a déclaré que le secteur assistait à un changement structurel vers des produits liés à l’épargne et générateurs de revenus, même si la sensibilisation aux plans de protection pure reste faible par rapport aux normes mondiales. Rao a ajouté que des prestations de survie plus élevées, des taux de persistance élevés et une demande croissante de produits de rente et de retraite montrent que les ménages utilisent de plus en plus l’assurance-vie comme un instrument de richesse et de stabilité à long terme plutôt que comme une simple couverture de risque.

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Q. Alors que plus de 92 % des paiements sont destinés aux prestations du vivant, l’assurance-vie est-elle toujours positionnée à tort comme étant principalement un produit de décès ?

Kamlesh Rao : Oui, cette perception est dépassée. Les données montrent que l’assurance-vie est devenue un moteur de prestations du vivant, la plupart des versements étant effectués du vivant du preneur d’assurance. Le discours devrait s’orienter vers la sécurité financière, la préparation à la retraite et les flux de trésorerie prévisibles, et non seulement vers la protection en cas de décès. Par notre campagne de sensibilisation, nous tentons de positionner l’assurance vie comme un outil de planification financière à long terme qui comprend des régimes pour enfants, des régimes de retraite et des produits de protection.

Q. Si l’assurance-vie est de plus en plus utilisée pour le revenu de retraite, comment concurrence-t-elle le NPS, les fonds communs de placement et les rentes ?

Rao : L’assurance vie complète ces produits plutôt que de les remplacer. Les contrats d’assurance combinent épargne, protection et prestations garanties en une seule structure. Contrairement aux produits d’investissement purs, l’assurance offre des flux de trésorerie prévisibles ainsi qu’une couverture des risques, ce qui la rend adaptée à la planification financière à long terme.

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Q. La prédominance des indemnités d’échéance et de survie est-elle le signe d’une forte création de richesse, ou simplement d’une maturation des anciennes politiques ?

Rao : C’est en partie dû au fait que les polices vendues il y a 15 à 25 ans arrivent désormais à maturité, mais la tendance est structurelle. Même pendant les années de Covid, les prestations du vivant représentaient près de 90 % des versements. Avec une demande croissante de produits de rente et de retraite et une meilleure persistance, cette tendance devrait se poursuivre au cours de la prochaine décennie.

Q. ₹2,33 lakh crore ont été payés en rachats et en retraits au cours de l’exercice 25. Cela reflète-t-il des tensions financières parmi les assurés ?

Rao : Pas nécessairement. Cela reflète en grande partie les retraits planifiés au cours du cycle de vie pour les études, le logement ou la retraite. L’assurance-vie agit souvent comme un réservoir de richesse pour les ménages, fournissant à la fois liquidités et stabilité à long terme. Les ratios de persistance restent élevés, ce qui indique une planification financière plutôt qu’une détresse.

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Q. Avec des sinistres en cas de décès inférieurs à 8 % des indemnisations, l’Inde est-elle sous-assurée sur les produits de protection pure ?

Rao : Oui, c’est une préoccupation. L’Inde privilégie toujours les politiques liées à l’épargne, tandis que la pénétration de l’assurance temporaire reste faible par rapport aux niveaux mondiaux. L’hésitation culturelle à discuter de la planification financière liée au décès joue également un rôle. Il est nécessaire d’accroître la sensibilisation afin que les ménages maintiennent un meilleur équilibre entre protection et épargne.

Q. Les assureurs peuvent-ils maintenir des niveaux de paiement élevés, avec des prestations totales atteignant 6,3 lakh crore ₹ au cours de l’exercice 25 ?

Rao : Le secteur maintient de fortes marges de solvabilité et suit une stricte adéquation actif-passif. Tous les assureurs restent au-dessus des exigences réglementaires en matière de solvabilité, et les taux élevés de règlement des sinistres montrent que le système est stable. Les paiements importants reflètent l’ampleur et la maturité du secteur, et non sa faiblesse.

Q. Quel est le plus grand défi pour le secteur de l’assurance-vie à l’avenir ?

Rao : Le principal défi consiste à améliorer la couverture de protection tout en continuant à développer des habitudes d’épargne à long terme. Le taux de pénétration de l’assurance-vie en Inde reste inférieur à la moyenne mondiale, et une sensibilisation accrue à l’assurance temporaire ainsi qu’aux produits de retraite et d’épargne sera essentielle pour la sécurité financière à long terme.