Vous pensez que votre investissement immobilier de 2005 vous a rendu riche ? Les chiffres racontent une histoire surprenante et ils pourraient bien bouleverser tout ce que vous croyez sur la création de richesse en Inde.
Au cours des 20 dernières années, les actions ont discrètement dépassé l’immobilier, offrant des rendements nettement plus élevés avec moins de conditions. Alors que l’immobilier a longtemps été considéré comme l’étalon-or de la richesse indienne, de nouvelles données montrent que les investissements boursiers – en particulier dans le Nifty 50 – ont progressé, et dans une large mesure.
Un investissement de 1 lakh ₹ dans l’indice Nifty 50 en 2005 vaudrait environ 15 lakh ₹ d’ici 2025, ce qui se traduirait par un rendement de 15x et un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’environ 14,9 %. En revanche, l’immobilier résidentiel a généré un rendement moyen de seulement 5,2x (~ 8,4 % TCAC), tandis que l’immobilier commercial a fait un peu mieux, à 6,1x (~ 9,3 % TCAC). Même les REIT, lancés seulement en 2019, ont généré un rendement annuel respectable de 11 à 13 %.
L’analyse, menée par The Fynprint, combine les données historiques des indices, les tendances des prix RBI et NHB RESIDEX et les performances des REIT cotés pour établir une comparaison sur 20 ans des principales voies d’investissement en Inde.
Au-delà des rendements, les actions gagnent en liquidité, en faibles coûts de transaction et en absence de maintenance. L’immobilier, quant à lui, s’accompagne de dépenses cachées – droits de timbre, courtage, taxe foncière, entretien et périodes d’inoccupation – qui grugent les rendements. Pour une propriété de 1 crore ₹, ceux-ci peuvent tranquillement totaliser entre 7 et 12 lakh ₹ au fil du temps.
Les rendements locatifs, souvent considérés comme une source de revenus stable, se situent en moyenne à seulement 2,5 à 4,5 % dans les grandes villes, et encore plus bas après coûts. Avec les vents contraires en matière de réglementation et le ralentissement de l’appréciation des prix après 2016, l’éclat de l’immobilier s’est estompé.
Alors que les investisseurs particuliers indiens adoptent les fonds communs de placement, les ETF et les REIT, les données montrent que le vieux débat entre l’immobilier et les actions a peut-être déjà un gagnant.