« Si quelque chose est trop beau pour être vrai… » : le fondateur de Zerodha, Nithin Kamath, révèle le mauvais côté des marchés

Le fondateur de Zerodha, Nithin Kamath, a un rappel brutal aux passionnés du marché en quête d’argent facile : « Si quelque chose est trop beau pour être vrai, c’est presque toujours le cas. »

Son message sur X fait suite à la découverte par SEBI de deux escroqueries audacieuses qui ont siphonné un incroyable crore de ₹61 auprès d'investisseurs sans méfiance.

Une arnaque a tissé une toile de mensonges autour de l'introduction en bourse d'une petite entreprise, tandis que l'autre mettait en vedette un influenceur financier tape-à-l'œil vendant des promesses creuses. Tous deux exposent le côté obscur de l’avidité et de la crédulité des marchés.

Arnaque 1 : un château de cartes d'introduction en bourse de 44 crores ₹

Une petite entreprise a lancé une introduction en bourse pour lever des fonds pour un « logiciel révolutionnaire » essentiel aux projets de villes intelligentes. Les investisseurs se sont précipités, sursouscrivant 345 fois à l’introduction en bourse. Mais le rêve s’est effondré lorsque SEBI a creusé plus profondément.

L'éditeur de logiciels ? Une société écran sans véritables opérations. SEBI a trouvé son bureau vide, ses dossiers financiers fabriqués de toutes pièces et sa liste de clients pure fiction. Pire encore, le fournisseur a été trié sur le volet dans le cadre d’un accord douteux, sans processus d’appel d’offres.

En fin de compte, SEBI a interrompu l'introduction en bourse et a ordonné à la société de rembourser les 44 crores ₹ levés, laissant les investisseurs se demander s'ils avaient été victimes de négligence ou de fraude pure et simple.

Arnaque 2 : le fiasco des finfluenceurs de 17 crores ₹

Entrez dans le soi-disant « Baap of Chart », un influenceur financier qui a transformé les conseils de marché en spectacle. Promettant des rendements garantis, il a récolté 17 crores ₹ en vendant des cours hors de prix et en offrant des conseils d'investissement direct sous couvert d'éducation.

Les conclusions de SEBI ont mis à nu sa stratégie :

Il ne perdait pas seulement de l'argent sur ses propres transactions ; il cachait ces pertes tout en vantant le succès. Ses conseils n'étaient pas autorisés, transformant son opération en un projet d'investissement illégal.
Le régulateur lui a interdit, ainsi qu'à ses associés, les activités de marché et leur a ordonné de rembourser chaque roupie collectée.

Ces escroqueries soulignent le point de vue de Kamath : les raccourcis sur le marché boursier ne mènent nulle part sinon à la ruine.