Budget 2026 : le gouvernement prend des mesures pour rationaliser les dispositions relatives aux sanctions et aux poursuites afin de réduire les litiges

En présentant le budget de l’Union 2026-2027, la ministre des Finances, Nirmala Sitharaman, a annoncé une refonte majeure des dispositions relatives aux pénalités et aux poursuites en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu afin de réduire les litiges et de faciliter le respect des règles. Elle a proposé une ordonnance unique et intégrée d’évaluation et de sanctions pour éviter de multiples procédures. Sitharaman a également déclaré qu’aucun intérêt ne s’appliquerait sur les montants des pénalités pendant les appels en cours et a réduit le pré-dépôt obligatoire pour les appels de 20 % à 10 %, offrant ainsi un allégement de trésorerie important aux contribuables.

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Les fiscalistes ont salué cette décision comme une étape vers la décriminalisation et une administration fiscale fondée sur la confiance. « Le Centre a entrepris une rationalisation complète des dispositions relatives aux sanctions et aux poursuites dans le budget 2026. L’objectif est de décriminaliser les infractions techniques, de convertir les sanctions pour défauts de procédure en frais afin de réduire les litiges et de garantir que la sanction est proportionnelle à la gravité de l’infraction », a déclaré le CA Dr Suresh Surana.

Conversion des pénalités en frais

L’une des principales propositions est la conversion des pénalités en frais obligatoires pour certains manquements procéduraux et techniques, tels que le défaut de fournir les rapports ou déclarations prescrits. Ces frais seront perçus automatiquement, supprimant ainsi tout pouvoir discrétionnaire et réduisant les litiges qui découlent généralement des procédures de pénalité.

Rationalisation des dispositions en matière de poursuites

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Le projet de loi de finances 2026 propose également un cadre de poursuites plus souple. Pour plusieurs infractions, le gouvernement prévoit de passer de « l’emprisonnement rigoureux » à « l’emprisonnement simple », de réduire la durée maximale d’incarcération et d’introduire des mécanismes d’amende uniquement pour les défauts de paiement mineurs, signalant ainsi un abandon de la criminalisation des manquements fiscaux mineurs.

Intégration de l’évaluation et de la pénalité

Actuellement, les procédures d’évaluation et de sanction sont menées séparément, ce qui donne souvent lieu à des litiges parallèles. Selon la nouvelle approche, des pénalités pour sous-déclaration des revenus seront imposées dans l’ordonnance d’évaluation elle-même. De plus, aucun intérêt ne sera facturé sur le montant des pénalités pendant la durée des appels devant la première autorité d’appel, ce qui apportera clarté et allégement aux contribuables.

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Modifications pour revenus inexpliqués

Le budget propose également des changements au taux d’imposition et à la structure des pénalités pour les revenus inexpliqués, tels que les crédits de trésorerie et les investissements inexpliqués, dans le but de rationaliser l’application tout en maintenant un effet dissuasif contre une fraude fiscale grave.

Autres changements importants

Plusieurs autres dispositions relatives aux sanctions ont été révisées. Un nouveau cadre de pénalités pour les crypto-actifs a été introduit en cas de défaut de fourniture de relevés de transaction, avec des pénalités de 200 ₹ par jour en cas de retard et de 50 000 ₹ pour des informations inexactes. En vertu du Black Money Act, aucune poursuite ne sera engagée lorsque la valeur globale des actifs étrangers – à l’exclusion des biens immobiliers – ne dépasse pas 20 lakh ₹, avec effet rétroactif à compter du 1er octobre 2024. La sanction maximale en cas de non-respect des avis d’information a également été augmentée à 25 000 ₹.

Dans l’ensemble, les réformes marquent une nette évolution vers la simplification, la proportionnalité et la réduction des litiges, renforçant ainsi la pression du gouvernement en faveur d’un régime de conformité plus favorable aux contribuables.