Budget de l’Union 2026 : anciens régimes fiscaux ou nouveaux régimes fiscaux : les contribuables sont-ils poussés vers la simplicité ?

Alors que la ministre des Finances, Nirmala Sitharaman, s’apprête à présenter le budget de l’Union 2026 le 1er février, l’impôt sur le revenu est une fois de plus au premier plan de l’attention du public. Pour les salariés et les ménages de la classe moyenne, le débat ne se limite plus à d’éventuelles évolutions des taux d’imposition. Au lieu de cela, une question plus vaste et plus conséquente se dessine : le gouvernement s’éloigne-t-il progressivement de l’ancien régime fiscal fondé sur les déductions pour se tourner vers un système plus simple et à faible friction dans le cadre du nouveau régime ?

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Pourquoi le nouveau régime fiscal a été introduit

Le nouveau régime fiscal a été dévoilé dans le budget 2020 comme alternative au cadre traditionnel construit autour des exemptions et des déductions. L’objectif était de simplifier la déclaration de revenus en proposant des taux plus bas en échange de l’abandon de la plupart des avantages fiscaux. Au fil des années, le gouvernement a constamment affiné ce régime – pour en faire finalement l’option par défaut – et a accru son attrait grâce à une rationalisation des tranches et à des remises généreuses.

Cette évolution constante suggère une orientation politique claire : réduire la complexité tout en encourageant la conformité volontaire.

De nouvelles tranches d’impôt et la promesse d’un impôt zéro

Dans le cadre du nouveau régime fiscal pour l’exercice 2025-2026, les revenus jusqu’à Rs 4 lakh sont exonérés d’impôt. Les revenus compris entre Rs 4 lakh et Rs 8 lakh sont imposés à 5 %, Rs 8 à 12 lakh à 10 %, Rs 12 à 16 lakh à 15 %, Rs 16 à 20 lakh à 20 %, Rs 20 à 24 lakh à 25 % et les revenus supérieurs à Rs 24 lakh à 30 %.

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Ce qui change vraiment la donne, c’est le rabais amélioré au titre de l’article 87A, pouvant aller jusqu’à 60 000 ₹. Cette remise réduit effectivement l’impôt à payer à zéro pour les personnes gagnant jusqu’à Rs 12 lakh. Lorsqu’ils sont combinés à la déduction standard, de nombreux contribuables salariés peuvent gagner près de Rs 12,75 lakh par an sans payer d’impôt sur le revenu. Pour ceux qui ne bénéficient pas de déductions substantielles, cela a considérablement fait pencher la balance en faveur du nouveau régime.

Ce qui maintient la pertinence de l’ancien régime fiscal

Malgré l’attrait croissant du nouveau régime, l’ancien régime fiscal continue d’attirer les contribuables qui recourent activement aux déductions. Dans le cadre de ce système, les revenus jusqu’à ₹2,5 lakh sont exonérés d’impôt, suivis d’un taux de 5 % jusqu’à ₹5 lakh, de 20 % entre ₹5 lakh et ₹10 lakh, et de 30 % au-dessus.

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Sa force réside dans les déductions telles que l’article 80C (jusqu’à 1,5 lakh ₹), les primes d’assurance maladie au titre de l’article 80D, l’allocation de loyer, l’indemnité de déplacement en congé, les intérêts des prêts immobiliers et les cotisations au régime national de retraite. Les seniors et les super seniors bénéficient également de plafonds d’exonération de base plus élevés.

Pour les contribuables bénéficiant de prêts immobiliers, d’une couverture d’assurance et d’investissements à long terme disciplinés, l’ancien régime peut encore générer des dépenses fiscales inférieures, mais avec des formalités administratives plus lourdes.

Simplicité versus examen minutieux

Un facteur clé du passage au nouveau régime est la facilité de mise en conformité. Les fiscalistes notent que les déclarations déposées sous l’ancien régime font de plus en plus l’objet d’un examen minutieux, en particulier lorsque les demandes de déduction sont élevées ou mal documentées. Les retards de remboursement et les demandes de vérification sont devenus plus courants.

En revanche, le nouveau régime implique moins de demandes à examiner, ce qui entraîne un traitement plus rapide et moins de requêtes. Cela le rend particulièrement attractif pour les jeunes contribuables et les professionnels qui préfèrent la simplicité à l’optimisation fiscale.

Changement de comportement

Les chiffres reflètent ce changement de mentalité. Au cours de l’exercice 2025, plus de 70 % des contribuables avaient opté pour le nouveau régime fiscal. La préférence pour des résultats prévisibles et une conformité minimale semble l’emporter sur l’attrait des stratégies d’économie d’impôt qui nécessitent une planification et une documentation minutieuses.

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Ce que le budget 2026 pourrait signifier

La plupart des experts ne s’attendent pas à ce que le gouvernement supprime d’un seul coup l’ancien régime fiscal. Cependant, le budget 2026 pourrait offrir des signaux importants, par le biais de modifications apportées aux rabais, aux structures de tranches ou aux normes de conformité, sur le rôle futur de l’ancien système.

Pour les contribuables, le message devient de plus en plus clair. L’orientation du gouvernement privilégie la simplicité, la stabilité et une participation plus large, ce qui suggère que même si l’ancien régime fiscal ne disparaîtra peut-être pas immédiatement, il pourrait progressivement passer au second plan à mesure que le nouveau régime deviendra le cadre dominant en matière d’imposition des personnes physiques.