Formule monétaire « ennuyeuse » : CA explique un système simple, s’étalant sur une décennie, qui crée réellement de la richesse

À une époque où les réseaux sociaux regorgent de conseils boursiers, d’astuces commerciales et de promesses de richesse rapide, le comptable agréé Nitin Kaushik plaide en faveur de quelque chose de bien moins excitant, mais de bien plus durable.

Dans un article récent sur X (anciennement Twitter), Kaushik a soutenu que la liberté financière des Indiens salariés est rarement une question d’« investissement de génie » ou de salaires démesurés. Au lieu de cela, dit-il, il repose sur un cadre délibérément peu glamour : une épargne disciplinée, des investissements réguliers, une protection contre les risques et une croissance progressive des revenus.

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Son message remet en question une perception courante parmi les salariés de la classe moyenne, selon laquelle la création de richesse nécessite une synchronisation du marché, des portefeuilles complexes ou des salaires inhabituellement élevés.

« Il faut un système ennuyeux suivi émotionnellement suffisamment fort pour rester cohérent », a écrit Kaushik.

Première étape : la survie avant la croissance

Kaushik souligne que la création de richesse ne commence pas par l’investissement, mais par la résilience financière.

Il recommande de réserver six à huit mois de dépenses dans des instruments ultra-sécurisés pour couvrir des urgences comme une perte d’emploi, des crises médicales ou des obligations familiales.

Ce corpus, note-t-il, ne doit pas être traité comme un véhicule d’investissement.

« Il ne s’agit pas de rechercher des rendements. La création de richesse échoue si les chocs de la vie vous anéantissent en premier », a-t-il souligné.

Les planificateurs financiers partagent souvent ce point de vue, avertissant que les individus qui investissent de manière agressive sans réserves de liquidités sont obligés de racheter prématurément leurs actifs à long terme pendant les crises, ce qui érode les avantages cumulatifs.

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Deuxième étape : automatisez les investissements, évitez de trop réfléchir

Une fois qu’un filet de sécurité est en place, Kaushik préconise d’allouer 20 à 30 % de ses revenus à des plans d’investissement systématiques (SIP), de préférence dans des fonds d’actions à faible coût et à large marché.

Sa prescription est volontairement simple :

  • Un seul fonds indiciel Nifty 50 peut suffire, ou
  • Une légère diversification entre les fonds large cap, mid cap et flexi-cap.

La clé, dit-il, n’est pas la sophistication mais la régularité.

« La composition n’a pas besoin de complexité – elle a besoin de cohérence plus que d’intelligence. »

Cela correspond à une évolution croissante vers l’investissement passif en Inde, où les investisseurs particuliers choisissent de plus en plus une exposition basée sur un indice plutôt qu’une sélection de titres gérée activement.

Troisième étape : la protection n’est pas facultative

Kaushik prévient que de nombreux salariés négligent la protection financière lorsqu’ils recherchent des rendements.

Il recommande deux éléments non négociables :

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  • Assurance temporaire pour sécuriser le revenu familial.
  • Assurance maladie personnelle, indépendante de la couverture de l’employeur.

« Ce ne sont pas des investissements – ils constituent un filet de sécurité émotionnelle qui vous permet de prendre des risques de croissance en toute tranquillité », a-t-il souligné, soulignant à quel point le fait de dépendre uniquement de l’assurance contre les accidents du travail peut rendre les familles vulnérables après un changement d’emploi.

Quatrième étape : repenser la culture EMI

L’une des observations les plus marquantes de Kaushik concerne le mode de vie croissant axé sur la consommation en Inde.

Il soutient que les versements mensuels égaux (EMI) fréquents pour les gadgets, les véhicules et les dépenses discrétionnaires hypothèquent souvent la liberté financière future.

« Chaque EMI brillant que vous prenez est une liberté future que vous vendez. »

Selon lui, les achats qui nécessitent un financement à long terme peuvent être le signe d’un manque d’accessibilité financière plutôt que d’un progrès financier.

Cinquième étape : la croissance des revenus compte plus que la frugalité

Même si la discipline en matière d’épargne est importante, Kaushik estime que le développement des compétences et l’augmentation des revenus accélèrent la richesse bien plus qu’une budgétisation extrême.

Il encourage les professionnels à investir dans :

  • Certifications et perfectionnement
  • Conseil ou freelance
  • Monétiser l’expertise en ligne

Même un modeste revenu mensuel de 8 000 à 10 000 ₹, dit-il, peut sensiblement modifier les résultats financiers à long terme en augmentant l’excédent investissable.

« La croissance des revenus alimente la croissance des investissements – sans elle, même une discipline parfaite semble lente. »

La psychologie derrière la richesse à long terme

Le cadre de Kaushik met un accent inhabituel sur la finance comportementale, c’est-à-dire la capacité à rester cohérent tout au long des cycles de marché et des événements de la vie.

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Il soutient que la plupart des parcours de capitalisation réussis commencent tranquillement, non pas par des investissements spectaculaires, mais par des habitudes reproductibles maintenues sur une décennie ou plus.

« Dix ans de calme et de cohérence valent mieux que 30 ans d’anxiété financière », écrit-il.

À une époque dominée par les applications de trading basées sur des algorithmes et les conseils financiers viraux, le message de Kaushik résonne comme un rappel que la création de richesse est souvent moins une question de génie que d’endurance.

Sa thèse centrale est simple : la liberté financière ne s’obtient pas grâce à des mouvements extraordinaires – elle se construit grâce à des actions ordinaires répétées suffisamment longtemps pour avoir de l’importance. « Ce chemin est ennuyeux », a-t-il conclu. « Et c’est exactement pourquoi ça marche. »