le baccalauréat artistique exige autant que tout autre’

À l’ESART, les étudiants développent des projets créatifs guidés par des professionnels actifs, acquérant ainsi une véritable expérience qui les prépare à l’université et au monde du travail.

L’ESART combine le baccalauréat national avec une orientation professionnelle. Que cherchez-vous à couvrir avec cette proposition hybride ?

Notre méthodologie de travail est basée sur l’apprentissage des compétences, l’apprentissage par la pratique, intégré à une perspective professionnelle. Il répond au modèle du centre, le 3H (Tête, Mains, Cœur) : acquérir les connaissances nécessaires dans les domaines des arts du spectacle, de la musique, de l’audiovisuel ou de l’art et du design, en les mettant en relation avec l’industrie et avec des situations de travail réelles. La pensée, la pratique et les émotions s’articulent pour comprendre le métier de l’intérieur.

Ils fondent leur méthode sur le talent et la créativité. Comment cela se traduit-il en classe et dans l’évaluation ?

Le talent et la créativité sont des outils essentiels, mais il ne suffit pas de les posséder : il faut les développer en permanence. Il est vrai que les lycéens artistiques ont tendance à faire preuve d’une sensibilité particulière dès leur plus jeune âge, mais ces compétences nécessitent de la discipline. Outre la créativité et la sensibilité, les études artistiques nécessitent un travail solide et continu. En évaluation, nous évaluons comment chaque élève transforme ses compétences en véritables capacités artistiques. Chacun part d’un niveau différent ; Notre point de départ est de le reconnaître et de mesurer son évolution technique et pratique.

A l’ESART, les étudiants développent des projets créatifs guidés par des professionnels actifs

Avec des taux de réussite de 100 % au PAU, comment concilier cette exigence avec la formation artistique ?

La formation pratique et artistique n’est pas séparée de l’effort personnel. On pense souvent qu’un baccalauréat artistique est plus facile, et ce n’est pas vrai : il n’y a pas de baccalauréat facile ou difficile, mais plutôt des filières dans lesquelles les élèves prennent davantage de plaisir et intègrent les apprentissages avec fluidité.

Ses installations sont comparables à celles d’un milieu professionnel. Quel rôle les infrastructures jouent-elles dans la préparation des étudiants ?

Les installations sont un pilier de notre projet. Les étudiants apprennent dans un espace qui reproduit l’environnement professionnel. Les espaces d’apprentissage permettent de comprendre quelles techniques utiliser et comment les utiliser en fonction du message et du contexte. Avoir un décor, des caméras, des lumières ou du matériel de scène est aussi essentiel que de savoir dire : « Tournons, action !

Le secteur créatif connaît une transformation technologique. Comment s’adapte votre modèle ?

Chez ESART, nous mettons à jour les contenus et intégrons la technologie pour préparer les étudiants à un secteur en pleine mutation numérique. De plus, nous nous engageons sur des compétences alliant créativité, technique et adaptation.

STUCOM cumule plus d’un demi-siècle d’expérience. Qu’est-ce que ESART hérite de cette trajectoire ?

Cette expérience de formation apporte rigueur académique, solvabilité et un réel engagement dans l’innovation.