Le secteur immobilier indien a attiré 4,7 milliards de dollars d’investissements institutionnels au cours des trois premiers trimestres de 2025, selon le rapport India Capital Markets Q3 2025 de Cushman & Wakefield. Ce chiffre représente une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente, mais le marché devrait conclure l’année avec un total compris entre 6 et 6,5 milliards de dollars, ce qui constituerait le deuxième afflux annuel le plus élevé jamais enregistré. L’activité d’investissement dans les grandes villes a montré des performances variées, Mumbai enregistrant la plus forte croissance des flux entrants, soit 300 % sur la période.
À Mumbai, l’intérêt des institutionnels s’étendait à plusieurs classes d’actifs. Le secteur résidentiel est en tête avec 377,6 millions de dollars d’entrées, soutenus par des projets de réaménagement. Le segment des espaces de bureaux a suivi avec 339,71 millions de dollars, bénéficiant de niveaux d’occupation résilients et d’une activité de location renouvelée. Les actifs logistiques et industriels ont attiré 269,3 millions de dollars, tandis que les projets commerciaux à usage mixte, y compris les bureaux et l’hôtellerie, ont attiré 155 millions de dollars. Les centres de données ont représenté 54,6 millions de dollars, illustrant l’appétit croissant des investisseurs pour les segments alternatifs. Les capitaux étrangers représentaient 67 % des entrées de Mumbai, la contribution des investisseurs américains s’élevant à 500 millions de dollars et celle des investisseurs japonais à 297 millions de dollars ; les investisseurs nationaux ont fourni les 398 millions de dollars restants.
Dans toute l’Inde, la participation institutionnelle nationale a augmenté pour représenter 48 % des flux entrants entre janvier et septembre 2025, contre une part plus faible les années précédentes ; les investisseurs étrangers représentaient les 52 % restants. Ce changement a contribué à stabiliser le marché malgré la volatilité internationale. Les actifs de bureaux restent le premier choix, constituant 35 % de la collecte, suivis par le résidentiel (26 %), le commerce (12 %) et les logistiques et industriels (9 %).