L’Étude économique 2025-2026 a signalé les coûts élevés de distribution et d’acquisition comme une contrainte structurelle freinant la croissance du secteur de l’assurance en Inde, limitant l’expansion de la couverture malgré l’augmentation constante des collectes de primes et de la densité d’assurance. L’Enquête avertit que la structure de coûts actuelle a enfermé le secteur dans un équilibre « coûts élevés et faible pénétration », empêchant l’assurance d’évoluer en phase avec l’économie dans son ensemble.
Dans ce contexte, le Centre a considérablement renforcé l’application de la réglementation en renforçant le cadre de sanctions en vertu des lois sur les assurances. Selon l’enquête, la sanction pécuniaire maximale en cas de violation a été multipliée par dix, passant de Rs 1 crore à Rs 10 crore, tout en accordant au régulateur le pouvoir d’ordonner la restitution des gains injustifiés. Cela marque une forte escalade dans la surveillance prudentielle visant à améliorer la discipline de marché et à renforcer la protection des assurés.
Sanction révisée
Dans le cadre du cadre révisé, les assureurs qui enfreignent les dispositions de la loi sur les assurances ou de la loi IRDAI peuvent désormais faire face à des sanctions allant jusqu’à Rs 10 crore, par rapport au plafond antérieur de Rs 1 crore. Il est important de noter que le champ d’application de la loi a été élargi pour inclure explicitement les intermédiaires d’assurance, tels que les courtiers, les agents et autres entités de distribution, soumettant ainsi l’ensemble de la chaîne de valeur à une responsabilité plus stricte.
L’autorité renforcée a été confiée à l’Autorité indienne de réglementation et de développement des assurances (IRDAI), lui permettant d’ordonner aux assureurs et aux intermédiaires de restituer les bénéfices illégaux résultant de violations de la réglementation, de ventes abusives ou du non-respect des normes statutaires. L’Enquête note que la restitution garantit que les violations ne restent pas un coût gérable pour faire des affaires en privant les contrevenants de tout gain financier découlant d’actes répréhensibles.
Pénétration de l’assurance
Malgré l’expansion continue du secteur en termes absolus, l’étude met en évidence une divergence inquiétante entre la croissance des revenus et la couverture. La pénétration de l’assurance a diminué à 3,7 % au cours de l’exercice 25, alors même que la densité d’assurance a augmenté à 97 $, ce qui indique que les assureurs extraient plus de valeur des clients existants plutôt que d’étendre la couverture à de nouveaux segments. Cet écart croissant souligne la difficulté d’atteindre les ménages et les entreprises mal desservis.
Selon l’Enquête, l’augmentation des dépenses d’acquisition et d’administration dans les segments vie et non-vie a fait grimper les coûts d’exploitation. Même si l’adoption du numérique s’est accrue, les assureurs restent fortement dépendants des réseaux de distribution dirigés par des intermédiaires, qui absorbent une part substantielle des primes sous forme de commissions et de frais généraux. En conséquence, une part plus faible des revenus de primes est disponible pour la couverture réelle des risques.
L’étude observe que la croissance des primes n’a pas réussi à suivre le rythme du PIB nominal en raison de ces cadres de coûts rigides, ce qui a érodé la taille économique relative du secteur. Cela a limité la capacité de l’industrie à servir le « chaînon manquant » : les ménages et les petites entreprises qui restent non assurés ou sous-assurés malgré la hausse des revenus et de l’activité économique.
L’Enquête conclut que la double approche consistant à renforcer les sanctions pécuniaires et les pouvoirs de restitution vise à avoir un effet dissuasif puissant contre les fautes professionnelles, en particulier dans les cas de ventes abusives, de pratiques commerciales déloyales, de défaillances en matière de gouvernance et de non-conformité systémique. Ensemble, ces mesures visent à restaurer la confiance, à améliorer l’efficacité et à créer les conditions d’une couverture d’assurance plus large et plus durable.