L’investissement à long terme échoue rarement en raison d’un manque d’intelligence. Le plus souvent, il s’effondre sous l’effet d’un comportement évitable. Dans un article très rédigé sur X (anciennement Twitter), le comptable agréé Nitin Kaushik a exposé ce qu’il a qualifié de « stupides et faciles » par les moyens par lesquels les investisseurs détruisent discrètement leur capitalisation à long terme.
Voici un examen plus approfondi des sept habitudes qui, selon lui, peuvent sérieusement nuire à la création de richesse au fil du temps.
1. Vendre au moment où les marchés chutent de 10 à 15 %
« À la seconde où le marché chute de 10 à 15 % », de nombreux investisseurs se précipitent pour sortir. Le problème ? Cette perte devient réelle au moment où vous vendez. Plus grave encore, on rate souvent la reprise qui suit historiquement les corrections. Les marchés sont volatils à court terme mais tendent à la hausse sur de longues périodes. La vente de panique interrompt la composition au moment où cela compte le plus.
2. Traiter les investissements comme un guichet automatique personnel
Utiliser des investissements à long terme pour des situations non urgentes – vacances, améliorations de gadgets, extras de mariage ou dépenses « juste pour une fois » – peut discrètement saboter la richesse future. Chaque retrait ne réduit pas seulement le capital actuel. Cela supprime des décennies de croissance potentielle composée. Ce qui semble être une légère baisse aujourd’hui pourrait se traduire par un corpus nettement plus petit 20 à 25 ans plus tard.
3. À la poursuite du dernier battage médiatique du marché
Des actions EV aux thèmes de l’IA et tout ce qui va suivre, les investisseurs passent souvent d’une « saveur chaude » à une autre. L’avertissement de Kaushik est direct : achetez après la pompe, vendez après la vente – et les rendements à long terme en pâtissent. Entrer dans une tendance après de brusques rebonds augmente le risque, tandis qu’en sortir dans la peur verrouille les pertes. La composition récompense la discipline, pas la poursuite des tendances.
4. N’avoir aucun fonds d’urgence
L’un des risques les plus sous-estimés liés à l’investissement à long terme est le stress lié à la liquidité. Sans 6 à 12 mois de liquidités d’urgence, les investisseurs sont obligés de vendre leurs actions au pire moment possible : en cas de perte d’emploi, d’urgences médicales ou de crises inattendues. Vendre des investissements de qualité en période de ralentissement pour faire face à des dépenses urgentes peut nuire de manière permanente aux projets de création de richesse. Un fonds d’urgence protège non seulement vos finances, mais aussi votre stratégie d’investissement.
5. Rester dans des fonds à coûts élevés
Les frais peuvent paraître minimes sur le papier – 1,5 % à 2 % par an – mais sur 20 à 25 ans, ils s’accumulent contre vous. Kaushik estime que de tels coûts peuvent ronger 30 à 50 % du corpus final. Des ratios de dépenses élevés, des désabonnements fréquents et des frais cachés drainent discrètement les rendements. Les options à moindre coût laissent plus de place à la capitalisation pour jouer en faveur de l’investisseur.
6. Attendre éternellement le plongeon « parfait »
« Le marché est trop élevé » est un refrain courant. Mais attendre indéfiniment la correction idéale signifie souvent des années de capitalisation manquée. Les marchés pourraient rester élevés bien plus longtemps que prévu. Le coût d’opportunité de rester à l’extérieur peut contrebalancer l’avantage d’un prix d’entrée légèrement meilleur. Le temps passé sur le marché, et non le timing du marché, détermine les résultats à long terme.
7. Laisser les émotions dicter les décisions
La cupidité encourage la surexposition à proximité des sommets du marché. Les forces de peur sortent près du fond. Sans plan d’investissement écrit – répartition des actifs, règles de rééquilibrage et objectifs à long terme – les décisions se transforment en réactions émotionnelles. Et l’investissement émotionnel, affirme Kaushik, est un « suicide financier ». Une approche basée sur des règles crée des garde-fous lorsque la volatilité augmente.
La plus grande leçon
La composition est puissante, mais fragile. Il se nourrit de cohérence, de discipline et de patience. Il s’effondre sous la panique, les retraits impulsifs, la poursuite du battage médiatique, les frais élevés et la prise de décision émotionnelle. L’ironie ? Aucune de ces erreurs ne nécessite des connaissances financières complexes pour être évitée. Ils exigent une discipline comportementale. En fin de compte, l’investissement à long terme consiste moins à trouver le prochain grand gagnant qu’à ne pas saboter le processus qui crée tranquillement de la richesse au fil des décennies.