Le marché obligataire indien a connu de nouvelles pressions au cours de la seconde quinzaine d’avril, le rendement de référence des titres d’État à 10 ans (G-sec) ayant augmenté de 14 points de base à 7,02 %, même si la performance des fonds communs de placement de dette est restée mitigée selon les catégories. Cette décision reflète une combinaison de vents contraires mondiaux, de hausse des prix du pétrole brut et de sorties de capitaux étrangers, selon la dernière mise à jour mensuelle d’Edelweiss Mutual Fund.
La hausse des rendements intervient à un moment où les craintes d’inflation refont surface. Les prix du brut Brent ont fortement grimpé pour atteindre environ 114 dollars le baril au cours de la période, en raison de l’escalade des tensions en Asie occidentale et des craintes de ruptures d’approvisionnement. La hausse des prix du pétrole se traduit généralement par des pressions inflationnistes dans les économies dépendantes des importations comme l’Inde, poussant les rendements obligataires à la hausse.
Marchés de la dette intérieure
Les signaux mondiaux ont également pesé lourdement sur les marchés de la dette intérieure. Le rendement du Trésor américain à 10 ans a augmenté à 4,39 %, reflétant une inflation persistante et des attentes réduites de baisse des taux par la Réserve fédérale. Cela a réduit l’écart de rendement entre les obligations indiennes et mondiales, rendant la dette intérieure moins attrayante pour les investisseurs étrangers et déclenchant des sorties de capitaux.
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Les investisseurs de portefeuille étrangers (FPI) sont restés vendeurs nets en avril, retirant près de 60 847 crores ₹ des actions et 10 826 crores ₹ des marchés de la dette. Les sorties de capitaux soutenues ont accru la pression sur les rendements obligataires et la stabilité monétaire, renforçant le sentiment de prudence parmi les acteurs du marché.
Les performances des fonds de dette divergent
Dans ce contexte, les catégories de fonds communs de placement de dette ont généré des performances mitigées. Les fonds à courte et à longue durée ont subi des pertes à la valeur de marché en raison de la hausse des rendements, tandis que les fonds liquides et à très courte durée sont restés relativement stables, soutenus par les revenus accumulés.
Les données du rapport montrent que des catégories telles que les fonds dorés et les fonds bancaires et PSU ont enregistré des rendements négatifs à court terme, reflétant la sensibilité aux mouvements des taux d’intérêt. En revanche, les fonds liquides et monétaires ont continué d’offrir des rendements stables et à faible volatilité, ce qui les rend relativement résilients dans un environnement de hausse des rendements.
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Tendances des taux à court terme et de la liquidité
Les taux du marché monétaire à court terme ont également légèrement augmenté au cours de la quinzaine, les rendements des certificats de dépôt (CD) et des billets de trésorerie (CP) augmentant selon les échéances. Cette situation s’explique par les attentes selon lesquelles les taux d’intérêt pourraient rester élevés plus longtemps dans un contexte d’incertitude mondiale.
Toutefois, la liquidité systémique est restée excédentaire, ce qui a contribué à limiter la volatilité sur les marchés de financement à court terme. Les mesures de soutien aux liquidités de la Reserve Bank of India, ainsi que les dépenses budgétaires et les transferts de dividendes attendus, pourraient encore assouplir les conditions de liquidité dans les mois à venir.
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Les marchés des obligations d’entreprises et d’État sous pression
Les rendements des obligations d’entreprises se sont durcis sur toutes les échéances, les émetteurs étant devenus prudents face aux risques géopolitiques. L’élargissement des spreads de crédit et la pentification de la courbe des rendements indiquent une aversion croissante au risque parmi les investisseurs.
De même, les rendements des prêts de développement d’État (SDL) ont augmenté en raison des besoins d’emprunt plus élevés des États et de la faible participation des investisseurs étrangers. Les inquiétudes sur les devises et les mouvements des rendements mondiaux ont également contribué à la pression à la hausse.
Perspectives
Les acteurs du marché s’attendent à ce que la volatilité dans le secteur des titres à revenu fixe persiste à court terme. Les principaux déclencheurs à surveiller comprennent les prix du pétrole brut, les trajectoires mondiales des taux d’intérêt et les développements géopolitiques.
Si la hausse des rendements peut poser des défis à court terme pour les fonds de dette, elle améliore également les opportunités de régularisation pour les investisseurs ayant un horizon de moyen à long terme. Pour l’instant, l’environnement reste un exercice d’équilibre entre les risques mondiaux et le soutien de la liquidité nationale, les marchés obligataires naviguant dans un paysage macroéconomique complexe.
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